French poem
Sonnet VII (Si j’avois comme vous mignardes colombelles…)
by Jean de Sponde (1557–1595)
Si j’avois comme vous mignardes colombelles Des plumages si beaux sur mon corps attachez, On auroit beau tenir mes esprits empeschez De l’indomptable fer de cent chaines nouvelles :
Sur les aisles du vent je guiderois mes aisles J’irois jusqu’au sejour où mes biens sont cachez, Ainsi voyant de moy ces ennuis arrachez Je ne sentirois plus ces absences cruelles,
Colombelles helas ! que j’ay bien souhaité Que mon corps vous semblast autant d’agilité Que mon ame d’amour à vostre ame ressemble :
Mais quoy, je le souhaite, & me trompe d’autant, Ferois-je bien voller un amour si constant D’un monde tout rempli de vos aisles ensemble ?
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