French poem
Églogue à Paul Verlaine
by Jean Moréas
Pour avoir tant essoufflé des cornemuses Criardes, au fredon têtu, D’une mauve guide cent brebis camuses Ménalqu’ de superbe vêtu.
Maint bélier, et la profitable génisse Qui nourrit ses deux nouveau-nés, Ornent l’étable de Mopse, si très nice À dire les chants alternés.
Thyrsis se rengorge d’une coupe ouvrée Des mains du noble Alcimédon ; Batte, opprobre de la montagne sacrée, D’un laurier de brigue eut guerdon.
À toi, l’honneur des Lybéthrides agrestes, Abreuvé des parlantes eaux, Il ne sied prix que du son de tes doigts prestes Sur les disparates roseaux,
Divin Tityre, âme légère ! comm’ houppe De mimalloniques tymbons ; Divin Tityre, âme légère ! comm’ troupe De satyreaux ballant par bonds.