Versos French Jean Moréas Églogue à Æmilius

French poem

Églogue à Æmilius

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Alors que j’étais, ô Æmilius, le nouveau Temps et la feuille de primerole, Que mon âge allait plus éclairci que l’eau De la source matutinale en sa rigole De gravier : devis ni son, Fredons comme de tourtres et passes, N’envolaient de ma bouche aimée des Grâces, Mais soupirer et complainte et tenson.

Ô Æmilius, pourquoi, sur l’agreste flûte, ai-je Dit l’automne maligne et le cortège Des pluies, alors que Flora versait Beau-riante l’étrenne de sa corbeille, Et, d’un tortis, Cyprine mes boucles pressait, Ô Æmilius, et la barbe, à peine, entour l’oreille Me naissait ?

L’été, maintenant, ronge l’ombre de mes pas ; La mi-été, maintenant, boit la rosée. Ah ! n’est-il pas Levé, l’astre qui fait s’ouvrir la fleur tardive Du safran ! Æmilius, Æmilius, voici bruire L’heure au roseau que mon souffle avive, L’heure de lamenter. L’heure de lamenter. Ore je vous vais dire : La folâtre Amarylle, et le joyeux Tityre.