French poem
Iii
by John Keats
Elle demeure avec la Beauté--la Beauté qui doit mourir; Et la Joie, dont la main est toujours à ses lèvres Faisant un signe d'adieu; et près d'elle le douloureux Plaisir Se changeant en poison au fur et à mesure que l'abeille le suce: Oui, dans le temple même de la jouissance, La Mélancolie voilée a son autel souverain
Que seul peut voir celui dont la langue énergique Peut écraser le raisin de la Joie contre son palais délicat; Son âme goûtera la tristesse de sa puissance Et sera suspendue parmi les trophées des nuages.
Printemps, 1819