French poem
Chanson de printemps
by Marie Krysinska (1857–1908)
Ce premier rayon de soleil, Au travers d’un nuage passant, C’est comme un visage vermeil D’amante guettant à la fenêtre, Pour voir paraître Le beau cavalier Printemps Sur son fringant Cheval blanc.
Hardi ! le galant chevaucheur Que le sabot de ta monture Sonne sur les routes en fleurs Et dans la clairière pure !
Ouvre tes yeux séducteurs Sur la nature engourdie, Fais tressaillir les herbes et les cœurs D’une nouvelle vie.
Que de tes mains généreuses Tombe l’offrande attendue : Des chansons plein les bois réveillés Des violettes plein les rues Et, plein les échos de voix mêlées D’amoureux et d’amoureuses.