French poem
Églogue héroïque
by Maurice du Plessys (1864–1924)
Arcas, jeune berger. Palémon, vieillard. Arcas Liberté, ta vertu qui par maint trait s’atteste Souffle en bouche propice aux Victoires ailées : La peur même se change en vaillance à ton geste, Zélatrice du lâche au plus fort des mêlées !
Tu montres qu’une troupe où d’ici c’est les restes, Thermopyle ! au flot noir pour lui plaire est allée Et Trafalgar encor, dans sa vague funeste, Roule un bris de cent nefs à sa gloire coulées ! Palémon Je le dis : Notre ciel n’est pas son monument. En vain Sparte, montant son culte avec son zèle, Lui taille aux plus hauts rocs un autel véhément :
Sache qu’outre, pour nous, qu’elle a trop haut ses ailes. Nos cœurs rien qu’y tâcher se sont flétris sous elle, Et c’est trop de souci pour trop peu d’agrément !