Versos French Maurice du Plessys À Ronsard

French poem

À Ronsard

by (1864–1924)

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Bellone eut la tête couverte D’un acier sur qui rechignait De Méduse la gueule ouverte Qui, pleine de flammes, grognait. En sa dextre elle enta la hache Par qui les rois sont irrités, Alors que dépite elle arrache Les vieilles tours de leurs cités. Présomptueux, qu’Herculès, à son torse, D’un lion aille ceint, de la main terrassé De qui monstre qui soit sous les cieux n’a la force Esquivé ; que tu t’enfles, toi, pompeux Alcée ! De la Tortue, des Pythiques le prix ; Que Mimnerme, chorège des Grâces, qu’Horace aux coupes Enchaînent l’essaim circulaire des Ris ; Que, trafiquant abominable des tueries, Un Pizarre, au retour de rober, de proue en poupe, Entasse, dépouille de son fer, un continent ! Il peut aussi, Palemon, le manant, De ses innombrables ânesses, S’aller, du marché revenant, Flatter de leur prix en sesterces ; Que Faune, à son oreille pointue, Courbe, sanglant, Bacchus mutilé de la serpe : Ô TOI, ne va pas leur envier (car n’as-tu Mieux eu) ces profits si vains certes ! TOI qui, pour monument de tes flèches expertes, En bouclier dont l’épouvante est la vertu, Charge à ton bras (qui ce trophée a pour seule arme) Et la louve et la léoparde Et tord Pythe, excrément des Gaules : TOI qui, de l’exploit même de Persée Horrible, au Centaure, as haussé Le front crochu de cent couleuvres des Gorgones !