French poem
À Raymond de la Tailhède
by Maurice du Plessys (1864–1924)
… à peine, ébranlés dans la nue, Les chênes d’Hercinie annoncent ta venue ! Je veux, plus que l’Amour, admirer la Beauté Pareille à la mer blanchissante.
La Gloire t’a béni dès l’aube de tes ailes, Jeune heaume au beau vol en plein ciel emporté ! Et Phébus qui t’arma pour les suprêmes zèles Ceint ton front de justice et de véracité.
Les roses dont ta main décore les portiques Ne sont pas de l’éclat qui se borne d’un jour. On verra que la bouche armée aux feux pythiques A crêté d’un Août l’épi du neuf amour !
Muses, sonnez le luth élu de La Tailhède ! Assistez à neuf voix la voix du citharède Par qui la jeune Gaule irradie Astarté !
Mais n’est-ce pas déjà l’astre de la Victoire Qui hausse d’un éclair ta tempe précatoire, Si celui de Génie est celui de Beauté !