French poem
Les Présents
by Maurice du Plessys (1864–1924)
Fol ! ô surtout que tu n’ailles, Si Rosette a dit : Je veux ! La tige des accordailles. La piller pour ses cheveux. La fleur que ta main lacère L’adjurerait, pestifère, Du doigt qu’aux vents prompts, défère Plouto farouche nos vœux !
Qu’il n’est non plus de main sage Déraciner, sablonneux, Les jaunes lis du rivage Pour l’en ceindre à triples nœuds : Ils lui diraient à ta honte Le pleur qu’à grosse voix conte Aux Nérides d’Amathonte L’Océan libidineux !
Tempestif et magnifique, L’Or plutôt prêche ses yeux ! L’Or à la bouche magique, Lui va dire insidieux : Com’ Danaë d’or s’arrouse Et d’or lainé son épouse Fit le Boucquin Apollouse, Sœur de Phœbus radieux !