Versos French Pamphile Le May Epanchement

French poem

Epanchement

by (1837–1918)

Listen in the reader

Frappe donc, ô douleur! frappe donc sans merci! Je suis comme un métal soumis au martelage. J'ai traîné mes regrets loin de mon cher village, Et j'ai vu chez les grands plus d'un coeur endurci.

Peut-être qu'on va rire en entendant ceci, Et croire que je fais de mes maux étalage. En se communiquant la peine se soulage; Dites-moi, coeurs broyés, s'il n'en est pas ainsi?

L'illusion s'envole et nul mal ne m'étonne. De cheveux blancs déjà ma tête se festonne; Les noeuds les plus étroits doivent se délier.

Je ne jetterai plus ni plaintes ni sarcasmes. Je veux sourire encor. La terre a des miasmes, Mais elle a des parfums qui les font oublier.