French poem
LA FRANCE DE CARTIER (A Botrel, le barde Breton)
by Pamphile Le May (1837–1918)
C'est l'ombre de Cartier qui plane encor sur nous. Notre langage antique a l'air un peu farouche, Mais, quand il a passé par une fraîche bouche, Il dégage un parfum qui semble de chez vous.
Ton nom sonne l'appel et nous accourons tous. Ici la liberté n'a pas un regard louche, Et la loi nous protège, homme et Dieu. Nul me touche Aux humbles croix de bois que nous pendons aux clous.
Barde, sur tes couplets à l'allure si franche, Quand tu chantes, l'on voit voltiger l'âme blanche Que donne à son enfant la mère d'un Breton.
Dans ton vol glorieux, chante donc, pieux barde, La France de Cartier! Demande que Dieu garde Et fasse épanouir cette fleur en bouton!