French poem
La Mouche et le Taureau
by Pamphile Le May (1837–1918)
Nombre d'hommes, partout, se pensent nécessaires, Utiles, tout du moins, Qui ne sont qu'ennuyeux. Ils ont été témoins De maints gestes et faits. Ils se disent sincères; Vous donnent dès avis que vous suivrez, sinon.... Ils ne répondent pas de vous. Sachez comprendre; Ils sauront s'éloigner, ils en jurent leur nom.
Leur zèle me déplaît bien plus qu'il ne me touche. Ils me rappellent cette mouche Qui prit pour piédestal la corne d'un taureau.
Je viens pour te servir, dit-elle au quadrupède Je suis pour la victime et non pour le bourreau. Main si mon poids trop lourd te fatigue, je cède, Je m'envole,... tu peux parler.
—Merci, fit l'animal, de tant de complaisance! Mais tu peux, sur ma foi! rester ou t'en aller, Je ne m'aperçois pas du tout de ta présence.