Versos French Pamphile Le May Le Veau D'or

French poem

Le Veau D'or

by (1837–1918)

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Moïse, agenouillé sur le mont Sinaï, Plus haut que les rochers où l'aigle pend son aire, Reçoit devant le ciel, aux éclats du tonnerre, La table de la loi des mains d'Adonaï.

Le peuple qui l'attend se sent tout envahi Par un souffle infernal. Ingrat et mercenaire, Il façonne un veau d'or, l'exalte et le vénère, Au mépris du Dieu bon qu'il a cent fois trahi.

Saisi d'une ire sainte, à cet aspect, Moïse Jette sur le sol dur la table qui se brise, Prend le glaive et punit Israël consterné.

O Juif! une autre loi descend d'une autre cime, Mais tu vois au fourreau le glaive qui décime, Et devant le veau d'or tu restes prosterné.