French poem
20 (L’occident, rayé par de noirs nuages…)
by Paul Haag (1843–1911)
L’occident, rayé par de noirs nuages, Ressemblait, hélas ! à mon triste cœur : Sombres souvenirs des récents orages, Roses souvenirs d’un lointain bonheur.
Dans un coin du ciel, d’un vert pâle et tendre, Un astre brillait solitairement ; En le regardant je sentais descendre Dans mon cœur la paix du bleu firmament.
Comme un doux regard qu’une larme voile L’astre consolant semblait dire : Espoir ! Laisse en paix mon cœur, ô menteuse étoile, Charme torturant de mon cachot noir.