French poem
À Félicien Champsaur
Champsaur, n’êtes-vous pas, dites, de mon avis, Et ne trouvez-vous pas ce monde bien immonde, Je crois qu’oui, n’en voulant pour preuve sans seconde Que le poivre et le sel où vous tenez confits,
Pour nos esprits charmés à qui c’est tous profits, Vos vers d’âpre ironie et l’amère faconde De cette prose où sous l’allure franche et ronde Si souvent un sarcasme exquis nous a ravis.
Et vous avez raison, poète que vous êtes ! Marinons nos chagrins et saurons nos dégoûts Et servons-les bien froids ; c’est rendre coup pour coups
À l’étrange société qui de nos têtes Voulut faire son jeu de massacre et son but… — Petit bonhomme vit encore et lui dit : Zut !