French poem
À E… en lui offrant Mes Prisons
Je suis prisonnier de tes yeux Toujours, — et parfois de tes bras. Mais ne plains pas ces embarras Qui ne sont guère qu’ocieux.
L’odieux, ô mais, là c’est dur, C’est que mon cœur est en prison En même temps que ma raison Dans ton amitié, cachot pur !
Et bien que trop intelligents, Mes désirs, quoique diligents, S’en ressentent jusqu’à parfois
Ressembler à d’affreux courroux… Mais tu les mets sous les verroux De ta bonté, cœur, geste et voix.