French poem
À F.-A. Cazals
Ils avaient escompté ma mort, Qui n’arrivait pas assez vite, Pour quel vil et quel sale effort Avaient-ils escompté ma mort ? Ils voulaient te salir, toi, fort De mon amitié, point en fuite. Ils avaient escompté ma mort Qui n’arrivait pas assez vite.
Même elle a fait faux bond, ma mort, À tel type et telle drôlesse Près de mon lit, rués au bord, Elle a fait quel faux bond, ma mort. J’allais de tribord à bâbord, Mais je vis, c’est le point qui blesse. Même elle a fait faux bond, ma mort, À tel type et telle drôlesse.
Mon Cazals, tu sais qu’en dépit De tout je t’aime mieux qu’un frère Cette amitié-là, sans répit, Ni trêve, en crédit ou débit, Elle est au cœur qui la fourbit, S’il le faut, en arme de guerre, Mon Cazals, tu sais qu’en dépit De tout je t’aime mieux qu’un frère.