French poem
« Douce fin de mes voeux, s’il vous plaist que j’escrive »
by Philippe Desportes (1546–1606)
Douce fin de mes vœux, s’il vous plaist que i’escriue Ces parfaites beautez, dont vous blessez les Dieux, Faites tant que ie puisse en vous tenir les yeux Durant que ie m’essaye à vous pourtraire viue.
Car il ne faut penser autrement que i’arriue Au moindre des beaux traits que vous auez des cieux, Veu qu’il sort de vostre œil tant d’esclairs radieux, Qu’vne si grand’ clairté de lumiere me priue.
Faites comme Phebus quand son fils s’approcha, Qui de son chef doré les rayons destacha, Pour ne l’esblouir pas de sa celeste flame.
Sinon ie ne puis dire en chantant vos beautez, Fors que ie vey des feux, & de grandes clairtez, Qui troublerent ma veue, & brulerent mon ame.
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