French poem
À Monsieur d’Assoucy, sur son « Ovide en belle humeur »
Que doit penser Ovide, et que nous peut-il dire, Quand tu prends tant de peine à le défigurer, Que ce qu’il écrivit pour se faire admirer, Grâces à d’Assoucy sert à nous faire rire ?
Il y trouve la gloire où son travail aspire ; Tu ne prends tant de soins que pour mieux l’honorer : De tant d’attraits nouveaux tu le viens de parer, Que moins il se ressemble, et plus chacun l’admire.
Sa plume osa beaucoup, et plantes, animaux, Fleuves, hommes, rochers, éléments et métaux, Par elle ont vu changer leurs êtres et leurs causes.
La tienne, plus hardie, a plus encore osé, Puisque le grand auteur de ces métamorphoses Lui-même enfin par elle est métamorphosé.
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