French poem
Dieux, si au ciel demeure la pitié
Dieux, si au ciel demeure la pitié, En ma faveur que maintenant on jette Du feu vangeur la meurtriere sagette, Pour d’un mauvais punir la mauvaistié : Qui seul m’espie, et seul mon amitié Va detraquant, lors que la nuict secrette, Et mon ardeur honteusement discrette Guident mes pas, où m’attend ma moitié. Accablez, Dieux, d’une juste tempeste L’œil espion de si maudite teste, Dont le regard toutes les nuicts me suit : Ou luy donnez l’aveugle destinée Qui aveugla le malheureux Phinée, Pour ne voir rien qu’une eternelle nuit.