French poem
Le seul penser, qui me fait devenir
Le seul penser, qui me fait devenir Brave d’espoir, est si doux que mon ame Desja gaignée, impuissante se pâme, Songeant au bien qui me doit advenir. Sans mourir donq pourray-je soustenir Le doux combat que me garde ma Dame, Puis qu’un penser si brusquement l’entame Du seul plaisir d’un si doux souvenir ? Helas ! Venus, que l’escume feconde Non loin de Cypre enfanta dessus l’onde, Si de fortune en ce combat je meurs, Reçoy ma vie, ô Déesse, et la guide Parmy l’odeur de tes plus belles fleurs Dans les vergers du Paradis de Gnide.