French poem
Poème 188 (Quelle langueur ce beau front deshonore…)
Quelle langueur ce beau front deshonore ? Quel voile oscur embrunit ce flambeau ? Quelle palleur despourpre ce sein beau, Qui per à per combat avec l'Aurore ?
Dieu medecin, si en toi vit encore L'antique feu du Thessale arbrisseau, Las ! pren pitié de ce teint damoiseau, Et son lis palle en oeillets recolore.
Et toi, Barbu, fidele gardien Des Rhagusins, peuple Epidaurien, Deflame aussi le tison de ma vie :
S'il vit, je vi, s'il meurt, je ne suis riens : Car tant son ame à la mienne est unie Que ses destins seront suivis des miens.
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