French poem
Poème 214 (L'Arc, contre qui des plus braves…)
L'Arc, contre qui des plus braves gendarmes Ne vaut l'armet, le plastron, ni l'escu D'un si doux trait mon courage a veincu, Que fus le champ je lui rendi les armes.
Comme apostat je n'ai point fait d'alarmes, Depuis que serf fous amour j'ai vescu, Ni n'eusse peu, car, pris, je n'ai onq eu Pour tout secours, que l'aide de mes larmes.
Il est bien vrai qu'il me fache beaucoup D'estre defait, mesme du premier coup, Sans resister plus long tans à la guerre:
Mais ma defaite est digne de grand pris, Puis que le roi, ains le dieu, qui m'a pris, Combat le ciel, les Enfers, et la Terre.
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