French poem
Le théâtre de lutte est de couleur prasine
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
Le théâtre de lutte est de couleur prasine ; Des uniformes blancs et rouges, d’ennemis, S’entre-croisent ; l’honneur et l’argent y sont mis, Car Bellone est joueuse et plus âpre qu’Argyne.
D’attentifs combattants dont se courbe l’échine Tiennent de longs bâtons où courent des semis D’ivoire et de burgau, lorsqu’ils sont affermis En de royales mains qu’exerce leur machine.
Un gros homme ébloui se pousse par ce jeu. En ses coups doubles, mettre en joue et faire feu C’est le roulant chemin qui mène au Ministère…
L’homme d’État, joueur de boules, Chamillart, Celui dont le nom rime à ce quadrilatère, A pour champ de manœuvre intime : le Billard !
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