French poem
Le Parc a pris, par place, un ton de rouge étrusque
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
Le parc a pris, par place, un ton de rouge étrusque, Sous les fours dont l’Été rend le feuillage sec ; Le rideau s’ouvre, il entre en scène un acteur grec : Un Phébus, une Hébé, qu’une blessure offusque.
Parterres qu’un parfum qui s’invétère, musque ; Vases d’où semble sourdre une senteur d’arec ; Ganymède sans aile, à son aigle sans bec Offrant le pallium d’une jaune lambrusque.
Vous êtes le débris, lapidaires fémurs, Historiques charniers ; vos ossuaires mûrs Dégagent un relent de stupre et de remugle ;
Les plus blancs de vos dieux ne sont qu’éburnéens ; Et, même à vous, l’archange a sonné de son bugle Le jugement dernier des morts marmoréens.
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