French poem
« Pan aimait Écho, sa voisine »
by Sainte-Beuve (1804–1869)
Pan aimait Écho, sa voisine, Qui pour le Satyre brûlait, Et le Satyre aimait Nérine ; Leur flamme, à tous trois, se brouillait. Jeu bizarre, et pourtant le nôtre ! Ce qu’un amant inflige à l’autre, D’un autre il l’éprouve à son tour : Le talion est loi d’amour. Or voici ma leçon ; que le novice entende : « Rends l’amour à qui t’aime, afin qu’on te le rende. »
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