Versos French Stanislas de Guaita Le Curé de Village

French poem

Le Curé de Village

by (1861–1897)

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Ses longs cheveux sont blancs. Humble et plein de douceur, Il vit sa vie étroite au milieu de ses frères, Les paysans, courbés aux durs travaux agraires. Peu lui suffit ; pour gouvernante, il a sa sœur.

Sa paroisse, à l’abri du Vice envahisseur, Dans l’amour du terroir et l’horreur des libraires, Sous ses yeux paternels croît, loin des vents contraires. — Il n’a rien du prophète. Il n’a rien du penseur.

Mais son œil de vieillard, qui sourit et pardonne, Dit une âme candide, aime, et que rien n’étonne ; Et pour ce villageois j’éprouve un respect tel

Que mon cœur se réchauffe à sa rude parole, Et que je pense voir, lorsqu’il monte à l’autel, Autour de son front blanc frissonner l’auréole !