French poem
11 (rovoquante — et parisienne…)
rovoquante — et parisienne Jusqu’à la pointe de ses cils Ses grands yeux, fripons et subtils, S’allongent, surchauffés de Sienne.
Elle émerge du cadre d’or, La vivante fleur du bitume ! Floraison blonde que parfume Le moos-rose ou le cosmydor.
Dans le satin Vert-Véronèse Turbule sa grâce d’enfant, Enfant dont l’appel triomphant Dompterait Hercule Farnèse.
Ses poignets frêles, jamais las, Et ses fines mains long-gantées S’étoilent des fleurs argentées D’un bouquet de pâles lilas.
En elle tout est fièvre et joie ! Le rayon de sa bouche en cœur Des noirs décembres est vainqueur ; C’est Avril en robe de soie.