Versos French Théodore Hannon 12 (a machine soudain s’empanache de suie…)

French poem

12 (a machine soudain s’empanache de suie…)

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a machine soudain s’empanache de suie, Fend l’air d’un cri de cuivre, et part tintamarrant. Tout tremble… Hop ! elle mêle en un pas dévorant Et prés et champs et bois où l’aube en pleurs s’essuie.

Aux berges la vapeur coud des nuages blonds. Hop ! hop ! locomotive inerte !… je m’enroue. Hop ! plus vite. As-tu peur ?… Et chaque tour de roue Me rapproche de toi, fait les chemins moins longs.

Les fils du télégraphe allongent leur portée Où, point noir, l’oisillon met des gammes sans fin Que module la bise en sa course emportée.

Le sifflet a gémi. Le train s’arrête. — Enfin Dans mon cœur va tinter l’heure des chaudes fièvres, Et je vole achever ce sonnet sur tes lèvres !