French poem
La porte du jardin donne sur la ruelle
by Tristan Derème (1889–1941)
La porte du jardin donne sur la ruelle Et c’est là qu’un beau soir elle est apparue, elle De qui l’amour est clair, comme l’aube et l’azur. Elle m’attend. Le chat s’étire sur le mur. Elle m’attend. C’est le village après le steppe. Son sourire est léger comme une aile de guêpe. Elle m’attend sous la tonnelle de roseaux. Mon cœur est une cage où chantent mille oiseaux. Elle m’attend, elle regarde la pendule. J’arriverai dans la tiédeur du crépuscule, Et quand je la verrai me tendre les deux mains, Les roses de juillet pleuvront sur les chemins.
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