French poem
La patronne d’un tir forain
by Tristan Derème (1889–1941)
La patronne d’un tir forain Fut indulgente à mon caprice ; Gardons, mon cher Jean Pellerin, Que sa mémoire ne périsse.
Je pâmais au vu de sa peau, Et, sous son rire étincelant, Cœur chaviré, fusil tremblant, Je ratais l’œuf sur le jet d’eau.
Mais c’est en vain que tu combines Des rythmes purs pour cette Hélène ; Elle sentait l’acétylène Et la poudre des carabines.
Dans la baraque à l’ouistiti Que le temps fane et désagrège, Par un air bleu de confetti Quelque beau jour la reverrai-je ?
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