French poem
Puisse advenir que ma fiere Maistresse
by Abraham de Vermeil (1589–1620)
Pvuisse aduenir que ma fiere Maistresse Voiant le lict de mon sombre repos, En souspirant me tienne ce propos, La larme à l’œil & le sein en tristesse : O sainct dépost, enfant de ma rudesse, Qui tiens mon cœur enlacé dans tes os, Reçoi benin ces pleurs & ces sanglots, Et les regrets que je respans sans cesse : Tu gis icy pour m’aimer ardemment, Et i’y mourrai pour finir mon tourment ; Mais toi, bon Dieu, accompli mon enuie : Que noz esprits soient vnis à tousiour, Et que noz corps soient ioincts en un seiour : Face la mort ce que n’a faict la vie.
A. D. V.