French poem
Quand j’ai défaict le dragon amoureux
by Abraham de Vermeil (1589–1620)
Qvand i’ai défaict le dragon amoureux, Mille pensers comme dents de sa bouche Naissent semez se donnans l’escarmouche De cœur, de corps, & d’estoc vigoureux. A peine cinq de ce chãp mal-heureux Demeurent francs & de mort & de touche, Quand ma raison si bien les défarouche, Qu’elle bastit sa demeure auec eux. O que ie crains aprés l’auoir bastie, De voir un iour ceste peau conuertie En un serpent par l’ire de l’Amour : Et plus encor de conceuoir engeance, Qui me rongeant donne double vengeance A ce tyran qui maistrise mon iour.
A. D. V.
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