French poem
Tu avais beau gémir, grand vieillard de Phrygie
by Abraham de Vermeil (1589–1620)
Tv auois beau gemir, grand vieillard de Phrygie, Arrachant tes cheveux ou te battant le sein, Pour retarder le cours du genereux dessein De ton grand fils Hector le pillier de l’Asie : Il estoit arresté qu’il vomiroit sa vie Aux bouillons de son sang, par le bras inhumain, Qui deuoit le traisner d’vn horrible dédain Par trois fois à l’entour de sa chere patrie. Raison, tu criois bien quand i’approchai ses yeux, Yeux fierement brillans plus que l’œil radieux D’Orion predisant cent pestes languissantes : Mais tu criois en vain, car i’estois destiné A mourir par leurs traicts en mon mal obstiné : L’homme ne peut forcer les Parques tant puissantes.
A. D. V.
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