French poem
À Montrouge
by Aristide Bruant (1851–1925)
on daron voyait tout en noir, I’ f’sait l’croq’mort dans « L’Assommoir » C’est pour ça qu’on l’app’lait Bazouge, À Montrouge.
J’en connais qui voient tout en blanc, I’s en boulott’nt, i’s ont pas d’sang ! Moi j’en ai, mais j’vois tout en rouge, À Montrouge.
C’est mon blot, moi, v’là mon pépin : J’saigne un goncier comme un lapin… Ya pas gras les nuits qu’Bibi bouge, À Montrouge.
J’ai l’foi’ chaud, dans ma peau l’sang bout, Quand j’vois roug’ dans l’noir ej’ crèv’ tout ! Gare au pant’ qui veut suiv’ ma gouge, À Montrouge.
C’est Rosa… j’sais pas d’où qu’a vient, Alle a l’poil roux, eun’ têt’ de chien… Quand a passe on dit : v’là la Rouge, À Montrouge.
Quand a tient l’michet dan’ un coin, Moi j’suis à côté… pas ben loin…… Et l’lend’main l’sergot trouv’ du rouge À Montrouge.