Versos French Aristide Bruant Cyclownerie

French poem

Cyclownerie

by (1851–1925)

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Eh ben !… vrai, minc’ de galipète !… … Plus fort que d’jouer au bouchon : Tromb’, cyclon’, tornado, tempête, C’est-i’ du lard ou du cochon ? Pour quant à moi j’en suis malade, Ça m’entre pas dans l’ciboulo. Non… si t’avais vu c’tte salade !… C’était vraiment pas rigolo ! Juste j’passais su’ l’Pont-au-Change Quand el’ bastringue a commencé. Tiens, qu’je m’dis, c’est l’temps qui s’dérange, Mon colon, tu vas êtr’ saucé… Et aï’ donc !… v’là qu’ça dégringole… Des bouts d’tuyaux…, des coins d’pignons…, D’l’eau, du vent… et j’te carambole, En voulez-vous des pains, des gnons, Des branch’s, des troncs d’arbr’s ?… Un massacre ! Des pots cassés, des morceaux d’fer, Des ch’vaux d’omnibus, des ch’vaux d’fiacre Qui s’ballad’nt les quat’ patt’ en l’air… … J’en étais louf !… Alors ej’ pique Ma course au boul’vard Sébasto Où que j’tomb’ dans les bras d’un flique Qui voulait m’conduire à l’hosto !…

Et dir’ qu’on a des astronomes, Des observatoir’ épatants, Des grands savants qu’ont des diplômes Pour prédir’ la pluie et l’beau temps, Et puis qu’en un’ minute… un’ seule… L’bon Dieu sans leur crier : « Allô ! » Nous envoi’ tout ça par la gueule… Non, ça devient pas rigolo.

Septembre, 1896.