French poem
039 (Tu ne saurais l’envisager…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Tu ne saurais l’envisager Que sous les dehors d’une idole ; Le plus grave et le plus frivole, Et le roi comme le berger,
Oui, tout vers toi doit converger De ce qui rampe, marche ou vole ! De cette prétention folle Tu n’aperçois point le danger.
Ta plénitude de toi-même Te confère cet air suprême ; Et tel est ton aveuglement
Dans l’ardeur de ton propre culte Que tu t’imagines, souvent, Qu’on t’encense alors qu’on t’insulte !
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