French poem
044 (Dans mes rêves ton érotisme s’exaspère…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Dans mes rêves ton érotisme s’exaspère, Et l’on dirait qu’il t’est dicté par Bélial. Naguère, en ce chemin, j’étais, moi, ton féal, Et ne m’y montrais pas le meilleur de la paire.
Bien des fois, je ne fus qu’un inerte compère En ces jeux où tu massacrais notre idéal. Mais, tôt, tu reprenais ton teint si lilial Et le maintien décent de la fille impubère.
Tu paraissais, alors, revenir du couvent ! C’était avec la voix suave d’une enfant Que tu me murmurais : « Je viens d’être bien folle ! »
Je ne répondais point, les yeux sur le portrait De ta défunte mère au rire bénévole Et dont le rire, indulgemment, persévérait…
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