French poem
047 (Tomberais-tu toi-même au piège de tes…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Tomberais-tu toi-même au piège de tes ruses ? Est-ce pour te tromper toi-même que tu vis ? N’as-tu donc pas de conscience, ou ses avis Sont-ils pour toi de vains hochets dont tu t’amuses ?
À nos honteux écarts tu trouvais des excuses. « Aux vrais amants. » me disais-tu. « tout est permis. » Tu m’écris, maintenant : « Nous serons des amis ; Les meilleurs, les plus purs. » Ah ! comme tu t’abuses !
Moi, ton ami, lorsque je te fus cet amant !… Comment pourrais-je bien m’y plier ? Et comment Agréer ce titre flatteur dont tu m’encenses !
Est-ce que nous pourrions, dis, dans notre amitié, Perdre le souvenir de nos concupiscences ?… Non, tu ne le crois pas ! Ou tu me fais pitié.
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