French poem
141 (Ainsi donc, sur ta vanité…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Ainsi donc, sur ta vanité, La plus noble, puisque posthume. Je crée, à l’avance, une brume Effrayante d’opacité.
J’enfouis ton identité De façon que nul ne l’exhume ; Et tu seras (quelle amertume !) Comme n’ayant jamais été.
Nul ne pourra te reconnaître. Alors qu’aura péri ton être. Dans trente ans, peut-être demain.
Tu ne seras plus, sous ce dôme Qui sert de ciel au genre humain. Qu’un symbole vague, un fantôme…
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