French poem
162 (Je ne pesai jamais sur ton…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Je ne pesai jamais sur ton indépendance ; Toujours je te laissai tracer notre chemin ; Et tu n’avais qu’à faire un signe de la main Pour que j’y répondisse, en toute circonstance.
Combien, parfois, j’ai ri de l’extrême importance Que tu t’attribuais, et de ton air romain, Lorsque tu me disais : « Ah ! mon cher, pas demain », Me mettant, de la sorte, ainsi qu’en pénitence.
Je ne protestais pas. Je disais : « Soit, c’est bien ; Et tout ce qui te plaît, ma chère, me convient. » J’étais respectueux de tes moindres caprices ;
Maiv, tout en m’inclinant à l’ordre de ton doigt, Au demeurant, j’étais heureux que tu comprisses Que j’acceptais gaîment de me passer de toi.
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