French poem
164 (Nous parlions de romans ; et…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Nous parlions de romans ; et tu me dis : « Je n’ai De goût que pour ceux-là dans lesquels une flamme De violent désir flambe, et d’eux je réclame Les chapitres brûlants d’un cas passionné. »
Tu veux y voir toujours un amant forcené, D’une belle féru jusques à perdre l’âme Et qui, sans redouter le péril ni le blâme, Ait pour elle deux fois au moins assassiné.
Et ton bonheur est grand, surtout, quand l’héroïne, Rayonnant d’une grâce infernale et divine, Met sous ses pieds le cœur d’un homme, chaque jour.
Tu veux que l’allumeuse ait de quelque statue La constante froideur, et que pour son amour Tout le long des trois cents pages l’on s’entretue.
More by Georges Docquois
- 160 (Nous avions, tous les deux, notre…)
- 161 (Qu’aurais-tu fait de moi, si, par…)
- 162 (Je ne pesai jamais sur ton…)
- 163 (Dieu sait, pourtant, combien j’étais de…)
- 165 (Naguère encore, il n’était bruit, dans…)
- 166 (Ta mère, qui s’en fut si…)
- 167 (Ne dis pas non, tu fais…)
- 168 (Épuisons, si tu veux, ce thème…)