French poem
167 (Ne dis pas non, tu fais…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Ne dis pas non, tu fais souvent la tragédienne Et veux dramatiser les médiocres amours. Que de fois, allongée en de sombres atours, Tu me voulus navrer d’une lugubre antienne !
Oui, me pressant la main faiblement de la tienne, Que de fois, te disant à tes tous derniers jours, Tu m’adressas de noirs et suprêmes discours, Soupirant : « C’est fini. De moi qu’il te souvienne ! »
Et tu semblais fort près d’expirer, en effet ! Un soir, même, ce fut si frappant, si parfait, Que tout autour de moi me paraissait funèbre…
Mais de cet appareil il ne restait plus rien, Le lendemain. Et je pensais au vers célèbre : Les gens que vous tuez se portent assez bien.
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