French poem
171 (Ta parure, ce sont tes cheveux…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Ta parure, ce sont tes cheveux ténébreux ! Elle est quasi royale et presque sans seconde. Sur elle ton orgueil très justement se fonde, Car elle eût fait celui de l’amante d’un preux.
Quand tu les déroulais à mes yeux amoureux, Je me croyais aimé de quelque Frédégonde ! Je pense encor qu’ils sont les plus beaux en ce monde Et ferais volontiers douze sonnets sur eux !
Tu les laissais, parfois, tomber comme une tente Sur moi, dans notre lit. Sous leur masse flottante Je discernais ton masque au galbe alexandrin
Qui luisait paiement, comme un masque d’albâtre… Alors, je me croyais l’esclave souverain Non plus de Frédégonde, mais de Cléopâtre !
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