French poem
200 (Que tel grand nuageux auteur de…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Que tel grand nuageux auteur de moi se moque, Parce qu’à la clarté j’ai voué mon effort ; L’on m’y verra persévérer jusqu’à la mort, Dussé-je en devenir la fable de l’époque.
Toute impropriété de termes me suffoque. J’inscris sur mon drapeau : Le mot propre, d’abord ! C’est mon constant souci. Sans relâche il me mord, Et je ne puis souffrir sur ce nulle équivoque.
D’avance je n’admets au sein du paradis Qu’un Dieu qui clamera : « Je dis ce que je dis. Je ne dis que cela. Que cela te suffise. »
De cet unique dieu je serai le dévot ; Et mon culte pour lui tiendra dans ma devise : Que le mot soit la chose et la chose le mot.
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