French poem
201 (Si misérablement sont mortes nos amours…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Si misérablement sont mortes nos amours ; Si, quand nous souhaitions de les rendre immortelles Et jusqu’à notre fin de leur faire escorte, elles Rencontrèrent l’abîme au début de leur cours,
C’est que tu les fis, toi, dès les tous premiers jours, Dévier, par tes artifices, tes cautèles ! Eh ! oui, si nos amours ne purent être telles Que je l’espérais, moi, ce fut par tes détours.
Nous en refêterions, ce soir, l’anniversaire, Si tu t’étais contrainte à demeurer sincère, Comme à le demeurer mon cœur s’étudia ;
Mais le tien, trop fermé, trop rarement s’épanche ! Bref, tu n’as pas (comme eût écrit Hérédia) L’incorruptible cœur d’une maîtresse franche !
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