Versos French Gustave Kahn Figure au théâtre

French poem

Figure au théâtre

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Dans un luxe d’or rouge à fleurs d’or mat, dans un faste de pierres bleues, mate, la couronne de ses noirs cheveux aurée, l’éclat de ses mains s’adoucissant d’anneaux forgés au fond des ghettos, lourds et purs pour la plus aimée, ses yeux inclinant leurs aveux et la douce bonté de sa bouche, elle écoute.

Psaumes tus, rituels de tribus en exil, paroles au soir sur la montagne, rêves entrecoupés des nuits d’alarmes, ritournelles d’étranges étrangers fuyant dans des cliquetis d’armes, vœux éplorés des seulettes en la campagne, bruits de bal dans l’île, prières de nonnes de remords vêtues.

Le bal est si solitaire, sous ses yeux ; de brefs météores de parfums s’éveillent, jouent, paraissent, dansent, disparaissent, le bal a vers ses yeux tant d’allégresses, des masques sonorants se parent non pareils, paraissent, dansent, fléchissent, sous ses yeux.

Les voix de la ballade, les dialogues sous les feuillées, le récital de peines amères d’enfants le cœur navré de griève peine, les oliphants tristes du héros malade, les jonchées de colloques épars sur la peine universelle de l’amour mourant, le cœur navré de griève peine.

Bruire et rire. Voici passer les échansons. Les coupes sont d’or mat et de topazes, des serves blondes supportent les grands vases et s’agenouillent à l’échanson. Bruire et rire.

Voici sur le fond du théâtre, voici passer les histrions dialoguant des chansons d’amour profond.