French poem
Conclusion des beautés d’Amaranthe
by Pierre de Marbeuf (1595–1645)
Alors que i’ay chanté par vn vers precieux Cette diuine bouche où Piton se repose, Que i’ay doré les fers où mon ame est enclose, Et qu’après i’ay fait luire vn soleil dans ses yeux.
I’ay fait flotter Pactole auecque ses cheueux, I’ay fait rire la perle, & soûpirer la rose : Mon pinceau poursuiuoit, mais ma Muse s’oppose Aux traits les plus hardis des attraits amoureux.
Ie vouloy peindre à nud les beautez que dérobe À mes yeux enuieux le voile de sa robe ; Mais là des deïtez est le saint Panthéon.
Aux téméraires yeux là l’amour met des bornes, Et menace, cruel, du supplice des cornes, Tous ceux qui commettront le péché d’Acteon.
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