French poem
I
by Stuart Merrill (1863–1915)
Lenchanteresse de Thulé A ravi mon âme en son île Où meurt, tel un souffle exhalé, Le regret de lheure inutile.
Je crois qu'on pleure autour de moi, Prince dont la magique épée Par la main des femmes sans foi Se brisa, vierge dépopée.
Cest la fuite des étendards Le long de la mauvaise route Aux cris des barbares hagards Traquant mon armée en déroute.
Quimporte?--Alors qu'au seuil des cieux Je pourrais conquérir la Lance, Posez vos doigts lourds sur mes yeux, O vous, les trois Soeurs du Silence!
Lencens des jours sest exhalé: Pourquoi pleurer lheure inutile? Lenchanteresse de Thulé A ravi mon âme en son île.