Versos French Stuart Merrill Iii

French poem

Iii

by (1863–1915)

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Je suis né tians une ville d’or Dont au crépuscule tours et dômes Reflètent leur irréel décor Dans des mers qui baignent de royaumes.

Il y passe, sous de étendards, Des rois fous d’avoir suivi la lune Jusqu’à la pâle île des brouillards. Et du port l'on voit, l'une après l’une,

Fuir, ouvrant la voile au vent lointain, Des galères d’or aux hautes poupes Où des reines lourdes de butin Boivent le sang du soir dans des coupes.

La ville est maudite de Celui Dont le temple est désert sur la place Depuis que ses prêtres blancs ont fui Sous les pierres de la populace.

Et des monts où les gardiens des tours Hérissent leurs armes vers les astres. Un soudain tonnerre de tambours Tombe, tremblant aux futurs désastres

Qui feront hurler d’horreur les rois Blottis comme des gueux sous les porches. Et siffler le feu jusqu'aux beffrois Sonnant l’heure des porteurs de torches.